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Durant près de trois millénaires, la vallée du Nil vit prospérer une des civilisations les plus brillantes de l'histoire. Après de nombreuses invasions et occupations diverses, le pays des pharaons tomba définitivement sous domination arabe au VIIe siècle de notre ère. Sa culture reste aujourd'hui encore fortement marquée par l'identité arabe, dont le président Nasser fut l'un des plus célèbres pionniers.
De nos jours l'Égypte musulmane s'inscrit dans un cadre politique moyen-oriental, imprégné par ses nombreux conflits avec l'État d'Israël.
Outre ses ouvrages monumentaux contemporains tels que le canal de Suez ou le barrage d'Assouan, elle demeure mondialement connue pour ses richesses archéologiques présentes dans de prestigieux musées internationaux. La disparition de nombreuses archives fait cependant que son histoire reste fragmentaire, bien que l'évolution des technologies nous permette de mieux en saisir la grandeur et la portée.
Les fêtes religieuses varient suivant le calendrier lunaire (Baîrams, Aïd el-Kebir, Mouled el-Nabi). Le calendrier islamique étant plus court que le calendrier grégorien, les fêtes religieuses reculent de 11 jours environ tous les ans. Le ramadan est respecté quoique beaucoup d'égyptiens tentent de contourner la règle du jeûne en modifiant leurs heures de veille. L'abstinence et le manque de sommeil rend les gens parfois irritables à cette période. Mais le ramadan est aussi un temps magique pour faire des rencontres et participer aux nombreuses fêtes qui débutent à la rupture du jeûne.
* L'Aïd el-Fitr (petit Baïram), fête de trois jours marquant la fin du Ramadan ;
* L'Aïd el-Kebir (grand Baïram), qui marque la période du haj, ou pèlerinage à la Mecque ;
* 1er janvier : Nouvel An (banques seulement) ;
* 7 janvier : Noël copte ;
* en janvier : marathon de Louxor et de Guizeh ; Fête du printemps ;
* 22 février : Jour de l’Unité ;
* le Sham en-Nessim (“senteur de la brise”), fête égyptienne d'origine pharaonique, le premier lundi après la Pâque copte, célébrée par tous les égyptiens (musulmans et coptes) ;
* 25 avril : anniversaire du Sinaï (restitution par Israël) ;
* 1er mai : Fête du Travail ;
* 18 juin : Fête de la République ;
* 23 juillet : Fête Nationale, fête de 4 jours, anniversaire de la Révolution ;
* 6 octobre : Fête des Forces Armées, journée nationale fériée marquant la victoire remportée sur Israël en 1973 ;
* 24 octobre : Fête de Suez ;
* Octobre : Rallye des Pharaons ;
* Octobre et février : Festival culturel d'Abou Simbel ;
* Novembre : commémoration de la découverte des tombes pharaoniques ;
* 23 décembre : Fête de la Victoire.
Les Moulid, mélange de foire et de fête religieuse célèbrent l'anniversaire d'un saint local et donnent lieu à une débauche de couleurs, de nourriture, de spectacles, de bénédictions, de circoncisions publiques.
Le climat de l’Égypte est exceptionnel et se résume à deux mots : chaud et sec. L’air y est particulièrement sec et salubre, et seul le Nil fait qu’on n’y retrouve pas totalement le climat saharien. En hiver, la température est douce et les gelées nocturnes sont exceptionnelles. Mis à part les mois de janvier, février et mars, parfois assez froids dans le nord, les températures moyennes avoisinent 20° sur la côte méditerranéenne (maximales 31°) et 28° à Assouan (maximales 50° !). Dans le désert, les extrêmes sont de rigueur - incandescent le jour, glacial la nuit.
Devenue sensiblement plus humide depuis la construction du haut barrage, la Haute-Égypte ignorait pratiquement la pluie dans l’Antiquité, au point que celle-ci apparaissait comme un présage, en général funeste, aux yeux de ses habitants.
Le delta du Nil et surtout le cordon littoral connaissent une moins grande sécheresse. Pendant l’hiver, de violentes ondées transforment la région en marécages, mais ces précipitations restent encore assez rares (la moyenne au Caire est de six jours de pluie par an). Alexandrie est la ville égyptienne qui reçoit le plus de précipitations, environ 19 cm/an, tandis qu'Assouan ne reçoit qu'environ 10 mm tous les cinq ans.
Au printemps sévit assez souvent le khamsin, un vent sec, chaud et très poussiéreux, souffle brûlant des déserts du sud-est. À la vitesse de 150 km/h, il arrache les feuilles des arbres et donne au ciel une teinte orange foncé ; l'air se charge de poussière ce qui rend la respiration oppressante. Pendant ces cinquante jours (d'où le nom de cette saison), l’Égypte connaît quelques violents orages, symbolisés par le dieu Seth.
En été, la température est élevée, mais une brise régulière du nord rafraîchit l’atmosphère, si bien que cette chaleur sèche est plus supportable qu’une chaleur humide.
Ce grand soleil, cette chaleur sèche n’ont pas été sans influer sur les mœurs des anciens Égyptiens : le besoin de vêtements ne se faisait guère sentir, mais la perruque était utile pour se protéger des rayons du soleil ; les bains et les soins de la toilette rafraîchissaient l’épiderme, tandis que les fards, les cosmétiques, les parfums protégeaient la peau et les yeux de la réverbération solaire, et masquaient l’odeur de la transpiration.
C’est aussi pour recueillir quelque fraîcheur que l’on construisait en briques épaisses, que l’on travaillait sous les vérandas, que les gens aisés cachaient leurs demeures dans la verdure des jardins.
Sources : Wikipedia
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